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Et si le problème n’était pas la personne… mais le cadre ?

  • 15 mai
  • 2 min de lecture




On cherche souvent à corriger les personnes. À les rendre plus concentrées, plus organisées, plus adaptées. On parle de manque de motivation, de difficultés relationnelles ou encore de mauvaise gestion des émotions. Pourtant, dans beaucoup de situations, le problème ne vient pas réellement de la personne elle-même.

Le vrai décalage se situe souvent ailleurs : dans le cadre dans lequel on attend qu’elle fonctionne.


Certaines personnes pensent plus vite. D’autres ressentent les choses avec plus d’intensité. Certaines ont besoin de comprendre le sens avant d’agir, tandis que d’autres fonctionnent de manière plus intuitive ou non linéaire. Malgré cela, on continue souvent à attendre de tout le monde les mêmes comportements, les mêmes réactions et les mêmes façons de travailler, selon des standards implicites rarement remis en question.


Forcément, un écart apparaît. Et cet écart est vite interprété comme un problème: un manque de rigueur, d’adaptation ou de professionnalisme. Alors qu’il s’agit bien souvent simplement d’une différence de fonctionnement.

Le plus paradoxal, c’est que ce que l’on cherche à corriger est parfois précisément ce qui fait la valeur de la personne.


Dans les entreprises, cela se traduit par des talents sous-exploités, des tensions mal comprises, des managers qui se sentent démunis et des personnes qui finissent par s’épuiser à force de vouloir s’adapter. Très vite, une étiquette apparaît : cette personne est "difficile".

Alors qu’en réalité, elle est surtout différente et mal comprise.


Les neurosciences permettent justement de mettre des mots sur ces différences. Non pas pour étiqueter les individus ou les enfermer dans des cases, mais pour mieux comprendre. Comprendre que tous les cerveaux ne traitent pas l’information de la même manière, que chaque réaction a sa logique et que chaque comportement a une origine.


À vouloir faire entrer tout le monde dans le même modèle, on finit souvent par créer davantage de problèmes qu’on en résout.


Comprendre cela, ce n’est pas seulement faire preuve de tolérance. C’est faire preuve de lucidité. Parce que lorsqu’on change la manière de lire une situation, on transforme aussi les interactions, les décisions et, finalement, les résultats.

Et parfois, on réalise quelque chose de très simple :

Le problème n’est pas la personne.

C’est le standard.

 
 
 

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